Contexte
À Marseille, comme dans beaucoup d’élections locales, la question de l’union au second tour revient régulièrement dans le débat politique. Entre stratégies de partis, calculs électoraux et appels au rassemblement, chacun affirme vouloir battre son adversaire tout en défendant sa propre ligne.
La chanson évoque ces négociations, le refus obstiné du candidat Benoît Payan..
Paroles
Qu’est-ce que ça aurait de la gueule
Un maire qui parle aux marseillais droit dans les yeux,
Qui dise : “Je prends ce risque,
Parce que l’Histoire est devant nous.”
Un maire qui explique, qui rassemble,
Qui dise pourquoi il faut choisir,
Qui rompe un instant avec son clan et des vieux reflexes
Pour empêcher la nuit de venir.
Marseille ne peut pas tomber,
Pas dans les mains de la peur organisée.
Alors faisons front, faisons commun,
Car l’Histoire regarde chacun.
Marseille ne peut pas tomber,
Pas pendant que nous hésitons à parler.
Si la ville doit tenir debout,
Alors debout, debout, debout !
Qu’est-ce que ça aurait de la force
Une parole simple, claire et forte :
“Au deuxième tour nous serons ensemble,
Parce que Marseille vaut plus que nos querelles.”
Un choix politique, un choix historique,
Un geste qui change le moment,
Comme quand l’Espagne se redresse
Quand un dirigeant comprend son temps.
[Refrain Chœurs plus larges, percussions plus fortes]
Marseille ne peut pas tomber,
Pas sous les cris de la haine organisée.
Alors faisons front, faisons commun,
Car l’Histoire regarde chacun.
Marseille ne peut pas tomber,
Pas pendant que certains préfèrent calculer.
Quand la ville appelle à l’unité,
C’est maintenant qu’il faut parler.
Mais la parole tarde, hésite,
Elle reste coincée dans les salons.
On en est à parler front d'union
Mais sans ouvrir le pont.
On parle programme, compatibilité,
On sait bien qu’on pourrait marcher,
Mais yen a un qui ne veut pas
alors que l'autre a osé dire oui
Marseille ne peut pas tomber,
Pas pendant que les courageux se taisent.
Alors faisons front, faisons commun,
Car l’Histoire regarde chacun.
Marseille ne peut pas tomber,
Et la ville attend de se lever.
Si personne n’ouvre le chemin,
Alors c’est le peuple qui le fera demain.
On croit parfois que ce sont les électeurs
Qui jugent les dirigeants.
Mais souvent…
C’est l’Histoire.
Ces choix-là semblent petits,
Des stratégies, des appareils, des partis.
Mais quand la ville est au bord du précipice
Chaque silence devient complice.
On peut décevoir quelques militants,
On peut fâcher quelques puissants.
Mais refuser l’instant qui appelle
C’est manquer le rendez-vous essentiel.
Marseille ne peut pas tomber,
Et l’Histoire n’oublie jamais.
Les villes se souviennent longtemps
De ceux qui ont fui le moment.
Marseille ne peut pas tomber,
Et nous le dirons plus fort, s’il le faut.
Car ce n’est pas nous qu’elle jugera :
C’est eux… c'est lui.... quand le temps parlera.
Marseille n'oubliera pas