Contexte
Extrait de l’article de La Provence du 27 juin 2025 sur le conseil métropolitain de la veille :
Ce n’est pas coutume, un homme a fait l’unanimité. Les choses comme à l’ancienne, les élus marseillais comme ceux du reste du territoire se sont levés pour dire au revoir à Didier Khelfa après près de vingt années à s’occuper des finances de la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne puis de la Métropole. « Il a pris cette mission ingrate, il s’est retrouvé avec une coquille vide », a résumé Joël Canicave, adjoint aux finances à Marseille. Avant de saluer le travail accompli : « Il a été loyal et a su faire entendre la voix de Marseille. »
Comprendre : il a été le bon soldat d’une métropole qui refuse de se réformer, qui refuse de revoir les attributions de compensations et qui a su apporter une réponse pour que Marseille puisse toucher sa part du grisbi. Il démissionne de son mandat d’élu pour être recruté DGA du Département, présidé également par Martine Vassal.
Voilà voilà …
A lire sur l'agora de Marsactu : https://marsactu.fr/agora/tant-que-le-bal-continue/
Paroles
Un homme a fait l’unanimité,
Debout les élus, les mains serrées,
Pour saluer vingt ans de loyauté,
De grisbi partagé, d’ordre bien gardé.
Les anciens se tapent le ventre, contents,
Pendant que la ville compte ses manquants,
Les bilans sont beaux, les mots élégants,
Mais sous la nappe, ça pue l’a-ran-jeu-ment. - (mensonge)
Tant que le bal continue, on danse,
Même si le plancher craque sous nos semelles.
Tant que le bal continue, on dépense,
Et Marseille paye la note, fidèle.
Main dans la main, le pouvoir s’étreint,
Personne n’éteint la musique du festin.
Une métropole cousue de dettes,
Six morceaux rafistolés à la hâte,
Un monstre d’acronymes, de promesses et d’étiquettes,
Des pauvres au nord, des villas au sud qui se flattent.
La 3DS devait tout changer,
Simplifier, clarifier, réformer…
Mais au final, les mêmes visages,
Les mêmes mains sous la même table, sans courage.
Tant que le bal continue, on danse,
Même si la salle sent la décadence.
Tant que le bal continue, on dépense,
Et chacun protège sa révérence.
Main dans la main, les deals se font,
Sous les lustres, loin du salon des citoyens.
cent soixante dix huit millions qui n’auraient pas lieu d’être — (ouais ouais !)
Des communes riches qui pompent les plus précaires — (ouais ouais !)
Des rapports, des lois, des lettres mortes,
Mais tout le monde garde sa porte.
On parle d’un pacte, d’une dotation,
D’une solidarité d’illusion,
De Marseille qui mendie son dû,
Pendant que d’autres s’en sortent, repus.
Les mêmes sourires, les mêmes discours,
On promet des trains, des logements, de l’amour.
Et pendant ce temps, les quartiers crèvent,
Les bus n’arrivent pas, les loyers s’élèvent.
Les finances se désendettent,
On applaudit la “bonne gestion”.
Mais le peuple, lui, reste en attente,
D’un peu de justice, d’un peu d’action.
Tant que le bal continue, on danse,
Même si la musique sonne fausse et lente.
Tant que le bal continue, on dépense,
Sur les ruines d’une ville vivante.
Marseille saigne mais garde le rythme,
Les élus trinquent, la foule résiste.
Tant que le bal continue,
Les lampions brillent,
Les micros grincent,
Et personne n’éteint la lumière.
Mais le jour viendra…
Où la salle sera vide.