Contexte
Paroles
Madame, Monsieur, on vous écrit,
Depuis nos rues, nos écoles, nos vies,
Des murs qui tombent, des classes sans bruit,
Des arbres coupés, du béton qui fuit.
Les promesses s’effritent sous la pluie,
Et dans nos voix monte un même cri :
Ce n’est pas d’argent qu’on réclame ici,
C’est la lumière sur ce qu’on vit.
Il ne peut pas y avoir de confiance sans transparence,
Pas de démocratie sans qu’on voie clair dans vos démarches.
On ne veut pas d’un mur entre nous et l’espérance,
Ouvrez les archives, ouvrez les pages !
Vous parliez d’Open Data, d’avenir,
De co-construire, de reconstruire,
Mais nos demandes restent sans réponse,
Nos lettres mortes font écho au silence.
La CADA dit oui, mais la mairie dit non,
Le droit s’efface sous les pressions.
Nos collectifs n’ont que la vérité,
Pour refaire lien, pour résister.
Il ne peut pas y avoir de confiance sans transparence,
Pas de démocratie sans qu’on voie clair dans vos démarches.
On ne veut pas d’un mur entre nous et l’espérance,
Ouvrez les archives, ouvrez les pages !
Chaque document produit par la Ville,
Chaque rapport, chaque avis,
Appartient à celles et ceux qui y vivent.
Nous ne demandons pas un privilège,
Mais un droit, clair, simple, essentiel :
Que la lumière soit faite sur le réel.
Du relogement aux écoles ouvertes,
Des droits promis aux portes closes,
La charte votée reste inerte,
Et nos colères deviennent choses.
Alors on appelle, on s’unit,
Collectifs, parents, syndicats, amis :
Faisons de Marseille une ville claire,
Où la parole circule en plein air.
Il ne peut pas y avoir de confiance sans transparence,
Pas de démocratie sans qu’on voie clair dans vos démarches.
On ne veut pas d’un mur entre nous et l’espérance,
Ouvrez les archives, ouvrez les pages !
Tous ceux qui croient encore
Qu’une ville appartient à ses habitants.