Contexte
Paroles
Sous le soleil d’Euromed, ils bâtissent des murs,
Pas pour nos gosses du quartier, mais pour les plus purs.
Un collège jésuite, payé par le peuple entier,
Un chèque public pour prier, voilà leur idée.
Ils ont voté ça, un vingt-trois juillet,
Un million et demi, comme si c’était la paix.
Et quand les coûts montent, ils rajoutent la sauce,
Quatre cent mille de plus, pour l’école des “bons gosses”.
Loyola, pas avec nos sous !
L’argent public, c’est pour le tout !
Pas pour des murs privés bénis,
Mais pour nos écoles, nos vies, nos petits !
Loyola, pas avec nos sous !
L’argent public, c’est pour le tout !
Pas pour des murs privés bénis,
Mais pour nos écoles, nos vies, nos petits !
Ils invoquent Falloux, comme on cite la Bible,
Mais leur lecture est fausse, leur geste illisible.
Dix pour cent du fonctionnement, pas de la pierre,
Mais ils financent les briques, et ça, c’est pas clair.
La loi, ils la tordent, les élus se taisent,
À gauche comme à droite, on baisse la braise.
Pas un recours, pas une colère,
On laisse filer deux millions dans l’air.
Loyola, pas avec nos sous !
L’argent public, c’est pour le tout !
Pas pour des murs privés bénis,
Mais pour nos écoles, nos vies, nos petits !
“La loi Falloux, c’est Dix Huit Cent Cinquante.
Le monde a changé, mais pas leur banque.
Quand l’école publique ferme des classes,
eux construisent des temples avec nos taxes.
Et pas un élu pour lever le doigt,
pas un pour dire que la loi, c’est la loi.”
Alors on s’organise, on cherche la faille,
Devant le tribunal, on porte la bataille.
On réclame justice, pas la charité,
Juste que l’argent du peuple reste du côté de la cité.
Un collège public, voilà ce qu’on veut,
Pas des subventions pour des lieux pieux.
Nos impôts, c’est pour l’école de la République,
Pas pour la vitrine d’un ordre catholique.
Loyola, pas avec nos sous !
L’argent public, c’est pour le tout !
Pas pour des murs privés bénis,
Mais pour nos écoles, nos vies, nos petits !
“On ne demande pas des miracles,
juste le respect des lois.
On ne veut pas des privilèges,
juste l’égalité pour nos enfants.
Loyola, c’est leur projet.
L’école publique, c’est le nôtre.”