Contexte
Paroles
🎶 La précarité n’est pas un métier
Quarante mille enfants à la cantine,
La pause de midi, pas un détail.
Un moment pour apprendre et jouer et se reposer,
Mais la Ville choisit de surveiller.
La précarité n’est pas un métier,
Pas huit heures hebdomadaires pour trois cent cinquante euros mensuel !
On veut des vrais postes, on veut des droits,
Un vrai service public pour nos minots !
Hier c’était les AZIC, contrats jetables,
Aujourd’hui les A A P M , pas plus viables.
Huit heures par semaine, sans repas payé,
Troix cent quatre-vingt-dix vies précarisées.
La précarité n’est pas un métier,
Pas huit heures hebdomadaires pour trois cent cinquante euros mensuel !
On veut des vrais postes, on veut des droits,
Un vrai service public pour nos minots !
Un adulte pour cinquante enfants,
Parfois soixante, c’est effrayant.
La Ville promet le un-pour-vingt,
Mais dans la cour, on sait bien… c’est du vent.
À treize heures vingt, la cour est bondée,
Tous les enfants sont regroupés.
Les animateurs ont terminé,
Les agents sont fatigués
Et les enseignants sont en route.
La précarité n’est pas un métier,
Pas huit heures hebdomadaires pour trois cent cinquante euros mensuel !
On veut des vrais postes, on veut des animateurs,
Un vrai service public pour nos minots !
Même l’accueil du soir est fragilisé,
Un animateur de moins par école.
On coupe, on réduit, on fragilise,
Et la sécurité s’enlise.
Les centres sociaux sont des piliers,
Mais la Ville les met de côté.
Financés désormais avec des appels à projets ,
Au lieu de conventions fidèles.
Un projet éducatif de territoire,
Sans Provence, ni mer, ni mémoire.
Un document conforme, administratif,
Mais loin de Marseille et de ses récifs.
La précarité n’est pas un métier,
Pas huit heures hebdomadaires pour trois cent cinquante euros mensuel !
On veut des vrais postes, on veut des animateurs,
Un vrai service public pour nos minots !
Il nous faut une filière municipale d'a-nimation,
Des postes stables, une carrière locale.
Animation, soutien scolaire, périss-colaire,
Un vrai métier, pas une galère.
Affichez les taux chaque matin,
Et chaque soir le réel enfin.
Donnez le repas aux A-A-P-M-,
Aux A-E-S-H, c’est le minimum.
La précarité n’est pas un métier !
Nos enfants ne sont pas du papier !
La précarité n’est pas un métier !
Dignité, dignité, dignité !