Contexte
Paroles
Sous le ciel bleu de Marseille,
Les grues mordent le béton,
Trois copains lèvent la tête, Cécile, Julien, Arnaud,
Leur carton de recours sous le bras,
Contre la SPEM et ses gros bras,
Contre la ville et l’État, ils entonnent ce refrain‑là :
C’est la danse du L trois‑cent‑vingt‑sept‑trois,
On ne bradera pas nos écoles, non, pas cette fois !
Pas de clés offertes aux géants du BTP,
On veut du public, du vrai, pas des PPP masqués.
Au tribunal administratif
Le juge écoute, l’encre sèche,
L’accord‑cadre vacille,
Premier round pour nos trois idéalistes.
La mairie fait appel, l’État aussi,
Dix mille euros sur la facture,
Mais leur colère sonne plus fort qu’un marteau d’huissier.
Dans l’hémicycle, un amendement
Glissé comme un contrebandier ;
« Ce n’est qu’un détail technique », disent les grands commis,
Mais derrière l’alinéa fantôme
C’est la maintenance privatisée,
Quarante milliards en embuscade
Sous un vernis de vert et d’éco‑rénovation.
FIN INFRA tire les ficelles,
Signe, conseille, siège et valide.
Les élus oublient leurs promesses
Quand les chiffres font tourner la tête.
Mais dans la cour de récré on entend déjà
Le rire d’un enfant qui préfère
Une école publique libre et fière
À un bail de trente ans cadenassé.
C’est la danse du L trois‑cent‑vingt‑sept‑trois,
Marseille debout, nos voix portent jusque là‑bas !
Pas de forfait global pour nos murs et nos toits,
On garde nos clés, nos savoirs, on ne pliera pas !